Le baryton québecois Jean-François Lapointe retrouve un Giorgio Germont maintes fois abordé sur les scènes européennes et américaines – la dernière fois à Toulouse, voilà deux ans. On reste saisi par la force de projection de son instrument, pour lequel le volume intimiste du Grand Théâtre de Tours semblerait presque inadapté. Et pourtant, quelle poésie dans son grand duo de l’acte II avec Alfredo, où scintille un « Di Provenza il mar il sole… » à tirer les larmes.
Du côté de l’ambiguïté morale, Germont père n’est pas en reste, lui qui tente d’embrasser Violetta dès sa première rencontre. Jean-François Lapointe confère une autorité au personnage, projetant avec lustre sa voix de baryton racée.
Le baryton québécois Jean-François Lapointe qui vient de triompher dans La traviata à Tours, a reçu ce mardi 17 juin, à l’issue de la dernière représentation du chef d’œuvre de Verdi, les insignes de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres que lui a remis Laurent Campellone, Directeur Général de l’Opéra de Tours.
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